Rick Dangerous en 1989

Publié le par wolfen

 

 

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Ah Rick Dangerous ! Quel jeu ! Difficile de comprendre, 12 ans après, pourquoi ce jeu est mythique, à classer définitivement à côté des plus grands classiques : Pac Man, Space Invader, Pole Position, Zelda, Super Mario Bros et les autres… Un statut réservé aux meilleurs des meilleurs jeux, ceux qui ont marqué leur époque ! Et cet été-là, en 1989, il faisait bon avoir un Amiga 500 pour jouer à Rick Dangerous !

Son succès est-il dû à son ambiance, directement inspirée du film Indiana Jones ? Ou bien est-ce sa réalisation très propre à l'époque, avec ses graphismes mignons et une bande son délirante ? Le cri des ennemis abattus est tout simplement hilarant… Mais ne serait-ce pas tout simplement le génie dans la conception et la succession des niveaux qui rend ce jeu si génial ?

Premier grand jeu de Core Design, Rick Dangerous exploite le même thème que le futur grand succès de cet éditeur britannique : Tomb Raider. Et oui avant Lara Croft il y avait Rick Dangerous, et il écumait déjà les tombeaux… Le jeu est décomposé en 4 mondes : Aztèque, Egypte, la forteresse allemande de Schwarzendumpf, et une base de missiles allemands. L'action est simple : entrer dans un monde puis en sortir… Assez parlé, lançons-nous dans l'aventure !

GALERIE

Après l'écran qui nous présente Rick Dangerous comme un aventurier qui sait manier flingues et explosifs, un écran intermédiaire nous apprend que notre héros a crashé son avion dans la jungle sud-américaine. Parviendrez-vous à l'en extirper ?
Le jeu débute sur les chapeaux de roues… A peine commence-t-on à déplacer notre bonhomme vers la droite - seul chemin possible - qu'une énorme boule de pierre s'apprête à l'écraser ! Surtout ne pas ralentir, en continuant à avancer, et en se laissant tomber, notre héros sème la boule deux écrans plus bas, et parvient à se mettre à l'abri, momentanément…
Rencontre de deux types ! Pas la peine de discuter, les indigènes vous sont hostiles, il faut donc s'en débarrasser ! Avec seulement six munitions pour le revolver, et six dynamites, il faut dès que possible, éviter les ennemis sans les abattre. Le héros se dirige facilement et saute en maintenant le joystick vers le haut ou en diagonale haute. Toutefois peu pratique, nous aurions préféré un bouton dédié au saut… L'utilisation des armes n'est pas aisée : il faut appuyer sur le bouton d'action et donner une direction qui correspond à l'arme qu'on souhaite utiliser (bas pour la dynamite, haut pour le revolver, et droite ou gauche pour la matraque).
Ici, une chauve-souris en phase de sommeil barre la route de notre aventurier… Un coup de matraque la réveille, elle s'envole et dégage le passage. Sur sa route, elle tue un indigène que l'on ne voit pas (mais on entend son cri : aaaaaaaaaaaaaaah). La voie est libre et Rick saute en aveugle pour se laisser tomber dans un boyau, en se collant à la paroi pour éviter des pieux. Nous touchons là au principe du jeu. La progression se fait écran par écran, sans connaître les pièges. De nombreux essais et vies seront nécessaires pour réaliser le Perfect ! Car une fois que l'on connaît tous les écrans, on peut passer un monde sans perdre une vie. C'est difficile, mais le jeu ne nous en laisse guère le choix : il nous octroie six vies, et à chaque fois que l'on meurt, on recommence au début d'un acte. Cet acte est indiqué par une petite sonnerie.
Autre action possible et indispensable pour progresser, la destruction d'une paroi. Rick pose un bâton de dynamite au plus près de la paroi, et court se mettre à l'abri pour éviter le souffle de l'explosion. Mais le bloc se déplace sous l'effet de l'explosion, et le joueur perd une vie s'il se trouve sur sa trajectoire. Ici ce n'est pas le cas, mais dans les niveaux élevés les blocs peuvent revenir vers notre aventurier... Dur !
Encore un piège imprévisible : on passe et la herse s'abaisse, Rick meurt en criant et en sortant de l'écran dans une mimique hilarante. On fera attention la prochaine fois.
Cette salle est piégée, mais d'une façon ingénieuse ! Quand le joueur arrive en dessous du premier pilier, un bloc jaillit de la droite de l'écran à toute vitesse avant de venir se placer en-dessous de l'échafaudage en bois. Il faut sauter rapidement de l'autre côté du bloc, attendre une seconde puis sauter sur place pour se retrouver sur le bloc qui fait alors office d'ascenseur. La force du jeu est ici : chaque niveau est une petite énigme qui fait appel aux réflexes.
L'imprévisibilité fait partie de la difficulté du jeu. Ici, la tête de la statue décoche des flèches mortelles lorsque Rick se place à un endroit spécifique. Ce genre de piège force parfois à rechercher un autre chemin, mais ici, le joueur doit faire face et ramper en effectuant diagonale bas sur son joystick. Et prier pour que Rick ne se redresse pas au mauvais moment… Crispant !
La caisse de munitions permet de récupérer six balles de revolver. Ici, il faudra prendre la caisse avant de tuer l'autochtone. Pourquoi ? Parce qu'elle se trouve sur la trajectoire entre Rick et son ennemi, et qu'elle explosera s'il fait feu… Bah oui, la première fois on se fait toujours avoir, c'est ça qui est génial dans Rick Dangerous !
Autre piège vicelard : alors qu'il doit effectuer un grand saut, la minuscule plate-forme l'empêche de prendre convenablement son élan, et une rangée de pieux l'attendent en contrebas. Quelle pression !

 

CONCLUSION

 


L'écran de Game Over, noir et bien vide, n'est pas travaillé du tout ! Dommage, car les joueurs le verront souvent, tant le jeu est difficile. D'ailleurs, nous n'avons pas pu vous montrer des écrans du deuxième niveau. Honte sur nous ! Pour voir à quoi ressemblent tous les niveaux, nous vous recommandons la visite de Rick Dangerous Resurrection, un excellent site qui décortique tous les niveaux de Rick Dangerous 1 et 2 (section "The complete maps"). Mais le mieux reste encore de rejouer à ce superbe jeu, difficile, voire éprouvant, mais jouable et motivant. Rick Dangerous est un monument du jeu vidéo.

Publié dans Jeux vidéo des 80s

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