Obliterator en 1988

Publié le par wolfen

 

 

Info pris sur: http://mo5.com

Obliterator reprend le même système de contrôle mis au point par Psygnosis dans Barbarian. Le héros de ce jeu d'action est un spationaute que l'on contrôle au moyen d'icônes situées dans la barre d'outils, au bas de l'écran. Pas très intuitive, cette interface ne permet pas de répondre aux nécessités d'un jeu d'action : la réactivité des commandes. Encore une fois, ce sont l'ambiance et les superbes graphismes du jeu qui feront tout pour assurer une bonne réputation à Obliterator. Et c'est sans doute avec ce jeu que Psygnosis commencera à se faire un nom.

GALERIE

Comme toutes les productions de l'éditeur britannique, le jeu commence par une présentation très soignée : les écrans intermédiaires sont superbement dessinés, et une animation nous montre notre héros de face, faisant feu droit devant lui. L'animation faciale, et les différentes expressions du visage sont magnifiques…

 

Le jeu commence et on est tout de suite sous le charme ! Les décors et les personnages sont somptueux, la musique très "jazz-rock" accompagne merveilleusement l'action… On a réellement l'impression d'avoir affaire à une production de luxe.

 

Ce qui est déroutant dans ce jeu d'action, c'est que l'on manipule le héros avec des icônes, exactement comme dans Lemmings ! Même si il est possible de jouer avec les touches fléchées du clavier, le contrôle à la souris est à privilégier, puisque l'on peut se servir du curseur pour viser directement les adversaires. Il en résulte un gameplay très lent, confirmé par la lenteur de déplacement de tous les personnages ! D'ailleurs, il n'y a pas de scrollings, et les changements d'écran durent environ 3 secondes.

 

Les explosions, toutes simples dans leur graphisme, sont extrêmement réussies. Tant mieux, car comme les ennemis réapparaissent à chaque fois que l'on revient sur ses pas, on en verra souvent ! Pour tirer, il suffit d'appuyer sur l'icône symbolisée par 2 éclairs arrondis. Le reste des commandes est de gauche à droite : touches directionnelles, stop, entrer dans une porte / se coller au mur, sauter, tirer, roulé-boulé, et prendre. En appuyant sur espace, on accède à un deuxième menu qui nous montre l'état de santé du héros et ses munitions.

 

Parfois il faut éviter le combat, surtout que le héros arrive vite à épuiser ses munitions. Dans le coin inférieur droit de l'écran est dissimulé un petit bonus dont on ne sait pas trop bien à quoi il sert ! Au fil de son aventure, notre héros récupérera 4 armes, dont un fusil à plasma à la cadence de tir soutenue.

 

Notre héros entre dans une capsule de sauvegarde… Une petite animation très réussie montre un rayon qui scanne le corps de l'Obliterator avant de le laisser repartir !

 

Difficile de classer ce jeu d'action très "pépère" qui se joue sur deux plans (en haut et en bas) et qui permet de tirer dans toutes les directions et même à travers le plancher (bug ?).

 

Voilà ce qui arrive quand on passe son temps à admirer le graphisme des "sprites" représentant les monstres : notre héros se décompose instantanément à l'état de squelette et flotte dans sa combinaison spatiale dans l'immensité de la galaxie. Personne n'a dit que c'est facile de nettoyer une station orbitale infestée d'aliens… Même pour un Obliterator !

 

CONCLUSION

 



Le jeu fut bien accueilli par la presse française, sans doute bernée par les graphismes du jeu qui restent, 13 ans plus tard, toujours aussi soignés. L'ennui c'est que le jeu est d'une telle lenteur, le temps de réponse du personnage exécrable, et certains passages si buggés (je crois qu'un écran "bloquait" le jeu, le rendant impossible à terminer) que le jeu n'est pas très emballant à jouer ! Au final, Psygnosis s'offre un Barbarian dans l'espace, mais cette fois-ci la mayonnaise ne prend pas et l'atmosphère est moins excitante.

Publié dans Jeux vidéo des 80s

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