Menace en 1988

Publié le par wolfen

 

 

Info pris sur: http://mo5.com

L'un des premiers jeux de DMA Design sur Amiga est Menace, un shoot'em up comme il en existe des centaines alors… Pourtant, Menace se distingue par une réalisation très soignée et un système de jeu peu conventionnel, même encore de nos jours. Comme la plupart des titres de DMA Design, Menace sera édité par Psygnosis.

GALERIE

Voilà donc ce Menace que j'ai beaucoup pratiqué dans mon jeune temps et qui m'a fait user des Joysticks car je ne possédais pas de tir automatique. Six niveaux attendent le joueur qui est expulsé de la "bouche" d'un vaisseau-mère superbement dessiné… Le premier niveau est Sea of Karnaugh. Un monde sous-marin à la faune très évocatrice : les ennemis sont des méduses, serpents de mer, pieuvre (le Boss), etc.

 

Outre ses graphismes très "propres", c'est le système d'arme du jeu qui est génial. Les bonus sont distribués par une plaque en acier qui traverse l'écran, lentement. Lui tirer dessus la repousse et révèle les bonus. Les plus rémunérateurs (lasers et bouclier) sont les plus longs à venir ! Bref, pour se construire un armement conséquent il faut le mériter. Mais le jeu en vaut la chandelle, puisque ainsi on peut se constituer une grande puissance en cumulant canons, lasers et boucliers. En raison d'un problème technique, vous ne verrez aucun bonus sur nos captures d'écran (mauvaise émulation des bitplans de l'Amiga).

 

Vanguard Warzone : le second niveau est technologique. Des fusées, missiles, disques et cyber-têtes cherchent à tout prix à me détruire ! Le Boss est un ovni cracheur de feu !

 

Le troisième niveau est Carnage Rift, peut être le meilleur tableau du jeu, avec ses têtes de mort volantes, ses ossements agressifs et ses graphismes sublimes aux teintes chatoyantes. L'auteur de cette œuvre graphique est Tony Smith, graphiste chez DMA Design.

 

Le Boss du troisième niveau est le plus beau du jeu, je vous laisse admirer. Seul ennui, récurrent à tous les gardiens du jeu : il n'est pas articulé ! Seul son cœur bat. Une limitation sans doute due au manque de compétences des programmeurs concernant la programmation de l'Amiga dont l'architecture multiprocesseur est assez méconnue à l'époque. Mais DMA nous réserve une grosse surprise avec Blood Money…

 

Tropics of Mace n'en est pas moins convaincant, avec sa faune et sa flore tropicale : insectes belliqueux géants et plantes vénéneuses sont à éliminer par vagues successives. Chaque tableau se déroule invariablement de la même façon : le scrolling horizontal nous amène au boss de fin, et il faut, pour y parvenir, éliminer huit vagues d'ennemis différents qui reviennent deux fois cycliquement.

 

C'est dans Ruins of Kruger, le cinquième niveau, que l'on rencontre l'un des plus beaux sprites du jeu : ce gros bloc en bas-relief se divise en 6 parties égales et se met alors à boucher l'écran ! Mieux vaut éviter de le toucher, ce qui aurait pour effet de diminuer notre niveau d'énergie (le vaisseau n'explose pas au moindre contact, il perd de sa "vie" progressivement).

 

Le point faible du Boss de fin est bien évidemment la sphère qu'il tient dans sa main, qui est protégée par une série de flammèches qui gravitent autour. Dur d'éviter ses tirs, tout en trouvant le moment idéal pour placer quelques salves meurtrières !

 

Le dernier niveau – Plateaus of Draconia – est assez fade, il faut bien le dire, même s'il nous fait survoler la surface d'une Planète hostile. Il n'y a pas d'obstacles à éviter, toujours des vagues incessantes à abattre…

 

…Le Big Boss, le cerveau de l'affaire, est heureusement un peu plus original. Le temps pour l'abattre est limité, puisqu'il tisses des parois tout autour de notre vaisseau, ce qui a pour effet de réduire l'espace pour éviter ses tirs… Quand il a fini son travail de construction, la partie est finie. Ah ben oui ! Ce n'est pas pour rien que c'est le tout dernier Boss de Menace.

 

CONCLUSION

 



Bien sûr, on ne peut pas nier que Menace présente une action très répétitive : il faut nettoyer six zones consécutivement. Pourtant il restera encré dans les mémoires, grâce à son système d'armes original, des formations ennemies aux comportements très diversifiés, sans compter sa réalisation superbe, avec des graphismes très soignés et une bande son d'enfer. Eh oui ! Des voix digitalisées annoncent les bonus récupérés et un même morceau de musique "rock metal" accompagne l'action imperturbable. En son temps, Menace était l'un des meilleurs Shoot'em up de l'Amiga.

Publié dans Jeux vidéo des 80s

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